Proposal Developed: Senegal-HYCOS

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The Senegal River originated from the confluence of Bafing and Bakoy, both having their sources in the Fouta Djallon massif in Guinea.  The river flows for about 1800 km before pouring through a delta into the Atlantic Ocean. The total surface of the basin is about 300 000 km2 and the average annual discharge 676 m3/s.

The sustainable management of water resources in the Senegal River basin is of critical importance for the four riparian countries on its shores: Guinea, Mali, Mauritania and Senegal. The river is a strategic resource for many: it is particularly important for trade from land-locked Mali, for agricultural activity in the floodplains of the middle and lower regions, and hydropower generated by dams such as Manantali represent approximately 15 to 20% of the total needs for the riparian countries.  Finally, the delta at the end of the river hosts internationally protected wetlands of exceptional ecological value for their biodiversity.

The multiplicity of the uses of water and the multinational character of the basin led the riparian countries to establish the Organization for the Development of the Senegal River (OMVS) in order to ensure the rational exploitation of the resources of the river and to guarantee freedom of navigation and equal treatment of the users. Each country has committed to seeking prior agreement of the others before undertaking any development that will significantly modify the conditions of the river.

To fulfill their mandate OMVS and National Hydrological Services in the riparian countries require data and information on the evolution of the river, the impacts of climate variability with frequent droughts and decadal variations, and the increasing impacts of the demographic pressure and human activities on water resources.

Unfortunately the last decades have seen a considerable reduction of the national capabilities for undertaking the hydrological monitoring of the river and its tributaries. Particularly serious is the situation in the upper Guinean basin, where most of the discharge forms and the observing network is particularly weak.  OMVS with its own resources and the support of international partners has maintained a basic network in the whole basin however, to ensure the management of the hydroelectric plants.

In view of this situation, and considering that the Senegal River was among the basins identified for the development and implementation of basin-wide HYCOS components by the framework strategy paper on the follow up to AOC-HYCOS, OMVS approached WMO Secretariat and requested its support in preparing a proposal for Senegal-HYCOS.

The goal of the Senegal-HYCOS project, developed by WMO with expertise from OMVS, is to set up a basin-wide information system by upgrading and expanding the observation and telecommunication network, and improving national and regional capacities to create information products useful for Integrated Water Management and sustainable development.

Since 2007 OMVS and WMO have been closely cooperating in the development of a project document, and in September 2007 a preliminary project document was developed by WMO.  Based on this document and with the financial support of Agence Française de Développement (AFD) and the technical assistance from Compagnie Nationale du Rhone (CNR) a project document was developed through extensive consultation with involved parties and field visits. The document was revised and endorsed by representatives of the four OMVS member countries during a meeting held in June 2012 in M’bour (Sénégal). The final version, incorporating the meeting recommendation, was issued in September 2012.

▪    SENEGAL-HYCOS – Document préliminaire de projet (French) – PDF 1.2Mb

 


 

Document de projet developpé : Senegal-HYCOS

Le fleuve Sénégal nait de la confluence entre le Bafing et le Bakoy, deux rivières dont la source se trouve dans le massif du Fouta-Djalon en Guinée. Après un parcours d’environ 1800 km, le Sénégal se jette dans l’océan Atlantique par une embouchure en forme de delta. La surface totale de son bassin versant est d’environ 300.000 km2 alors que le module interannuel est évalué à 676 m3/s.

La gestion durable des ressources en eau du bassin du fleuve Sénégal représente un enjeu considérable pour les quatre pays riverains: la Guinée, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal. Comme principal cours d’eau de la région, le fleuve Sénégal représente, de plusieurs points de vue, une ressource stratégique: elle représente une voie navigable potentielle, d’une importance particulière pour développement des activités commerciales du Mali, pays enclavé ; une importante activité agricole ainsi que quelques industries agro-alimentaires se développent dans les plaines inondables de son cours moyen et inférieur ; l’énergie hydraulique produite par des barrages tel que Manantali, représente environ 15 à 20% du total des besoins des pays riverains ; enfin, le delta abrite de nombreuses zones humides internationales protégées d’une exceptionnelle valeur écologique pour leur biodiversité,

La multiplicité des usages de l’eau et le caractère multinational du bassin a amené les pays riverains à mettre en place l’Organisation pour le développement du fleuve Sénégal (OMVS) afin d’assurer une exploitation rationnelle des ressources du fleuve, garantir la liberté de navigation et l’égalité de traitement des usagers. Chaque pays s’est en effet engagé à requérir l’accord préalable des autres pays riverains avant d’entreprendre tout projet de développement susceptible de modifier de manière significative l’hydraulicité du fleuve. Pour remplir leur mandat l’OMVS et les Services Hydrologiques Nationaux des pays riverains ont besoin de données et d’informations sur l’évolution de la ressource, les impacts de la variabilité climatique, notamment sur les sécheresses fréquentes et les variations décennales ainsi que les impacts de l’augmentation de la pression démographique et des activités humaines sur les ressources en eau.

Malheureusement, on a assisté au cours les dernières décennies à une dégradation considérable des capacités nationales  à effectuer le suivi hydrologique du fleuve et de ses affluents, et produire des informations de qualité répondant aux besoins des utilisateurs. La situation est particulièrement grave dans le haut bassin guinéen, qui fournit la quasi-totalité des volumes d’eau écoulées et où le réseau d’observation est particulièrement limité. Avec ses ressources propres et l’appui des partenaires internationaux, l’OMVS a pu toutefois maintenir un réseau de suivi de base dans l’ensemble du bassin pour pouvoir assurer la gestion des centrales hydroélectriques.

Compte tenu de cette situation, et du fait que le fleuve Sénégal a été parmi les bassins identifiés pour la mise en œuvre d’une composante HYCOS à l’échelle du bassin dans le cadre de la stratégie de suivi du projet AOC-HYCOS (formulée par l’OMM et adopté par les pays participant et les institutions concernées), l’OMVS a demandé le soutien  du Secrétariat de l’OMM pour la préparation d’une proposition de projet pour la composante Sénégal-HYCOS.

L’objectif du projet Sénégal-HYCOS, développé par l’OMM avec l’appui d’experts de l’OMVS, est de mettre en place un système d’information à l’échelle du bassin, basée d’une part, sur l’amélioration et l’extension des réseaux d’observation (qualité et quantité) et de télécommunications, et d’autre part, sur le renforcement des capacités nationales (NHS) et régionale (OMVS), à exploiter ces données et les transformer en produits d’information susceptibles de contribuer à la gestion intégrée de l’eau et le développement durable de la région.

Ainsi, l’OMVS et l’OMM collaborent étroitement depuis 2007 à l’élaboration d’un document de projet. Un document de projet préliminaire a été développé en Septembre 2007  par l’OMM. Sur la base de ce document et avec le soutien financier de l’AFD et l’assistance technique de la CNR (Compagnie Nationale du Rhône), un document de projet a été développé à travers une vaste consultation avec les parties concernées et des visites de terrain. Le document a été révisé et approuvé par les représentants des quatre pays membres de l’OMVS, au cours d’une réunion tenue en juin 2012 à M’Bour (Sénégal). La version finale, intégrant les recommandations de la réunion, a été publiée en Septembre 2012.

▪    SENEGAL-HYCOS – Document préliminaire de projet (French) – PDF 1.2Mb